Du canapé au Triathlon

Quoi ? Du sport ? Pour quoi faire ?

Cela faisait un bout de temps que Carmen (ma copine) me disait, « on devrait faire du sport » il parait que c’est bon pour la santé. Une excuse après l’autre, je repoussais toujours l’échéance.

Je cherchais ce que je pouvais ou voulait faire, mais rien ne me venait à l’esprit. Les salles de fitness ne me conviennent pas et le moindre nuage me démotivait à sortir le vélo ou à aller me promener. On est des motards, pas des sportifs. Bref, se bouger ça sera pour plus tard.

 

Quoi ? Du sport ? Peut-être !

Un ami qui venait de se mettre au sport avec un résultat plus qu’honorable en 2 ans, « il a perdu 40 KG et a fait Sierre-Zinal en 5H30 » était en vacances en Corse avec une bande de coîtres de motards. Il fait partie de ma motivation à bouger car c’est un très bel exemple de volonté et de persévérance.

Un jour de temps plus maussade, nous avons laissé les motos tranquilles à la villa et on s’est mis à la pêche. Au deuxième lancé, l’hameçon est resté coincé dans les cailloux. En farfouillant la maison, j’ai trouvé une combi néoprène (l’eau était à 18°C) après avoir débloqué le matériel de pêche, je suis resté toute la journée à barboter dans l’eau.

 

Quoi ? Du sport ? Pourquoi pas !

La course à pied, on peut en faire tout le temps et quand on veut, la natation j’aime bien et le deux-roues j’ai tout le matos (avec ou sans moteur).
Qu’est-ce que je vais pouvoir en faire ? bin tient, du triathlon.

 

Quoi ? Du sport ? Bin oui, GO GO GO !

C’est parti, motivation à 200% et go pour la course à pied.
Patatra, après 4 sorties, le genou me lâche, un gros STOP pour 2 semaines.
Je me suis dit, j’ai fait quelque chose de faux. Ca m’a laissé du temps pour naviguer sur internet à la recherche du club de triathlon du coin qui pourrait me conseiller.
Je trouve sur Facebook « LaTRIbu Valais ». Agnès y apparaît régulièrement. Je prends contact et lui demande comment ça se passe. Très gentiment, elle me répond que c’est une super équipe, mais que malheureusement c’est la fin de saison et qu’elle me tiendra informé des prochaines sorties.

Pendant ce temps, ma copine s’inscrit à un cours d’aquabike à Saillon, c’est l’occasion pour moi de m’entrainer à la natation. Une fois par semaine, c’est des allers-retours en bassin. Un soir je rencontre une vieille connaissance, un motard qui fait du triathlon, Vladimir me propose de venir voir un entrainement.
Je me renseigne sur la page Facebook, je remarque un certain Pascal Oberson, non non pas le chanteur. Je le contacte et lui explique en quelques mots mon histoire et mon but. Ça tombe bien, Pascal est coach sportif pour le triathlon.

 

Le coach

C’est décidé, Pascal sera mon coach.
Un programme est établi très professionnellement. Pascal sait s’adapter à la forme physique et mentale du moment, il sait comment procéder en cas de blessure et de récupération un vrai coach très motivant avec des explications claires et un suivi permanant. Il sait écouter et transmettre ses connaissances.
Nous décidons de la cible 2017, c’est le Triathlon Short distance de Nyon qui gagne nos faveurs. Il reste 9 mois pour accoucher d’un triathlète.

Semaine après semaine, je progresse et le plaisir s’intensifie. Je cours ou plutôt marche même de nuit en hiver, la motivation est toujours là car je ne m’épuise pas, le programme prévois des périodes de relâche.
Pascal m’accompagne dans mes premières fois :
Première natation en eau libre avec la combi, première transition, préparation du matériel pour les transitions rapides et efficaces.
Plusieurs sorties avec LaTRIbu ont eu lieu et c’est un vrai plaisir de faire du sport avec c’téquipe.

 

Le grand jour

Le jour d’avant, Carmen et moi nous allons chercher le dossard. Nous en profitons pour regarder les « crevettes » faire des petits triathlons avec leurs parents qui les encouragent.

Au matin, après un bon petit déjeuné, on se met en route direction Nyon, je décharge la voiture de la tonne de matériel en repensant 1000 fois si j’avais bien tout. Ne pas oublier de ne pas oublier de prendre la check liste du matériel nécessaire pour un triathlon.

J’entre dans la zone de transition et je me mets en place comme le coach me l’a appris.
Une demi-heure avant le « PAN », je vais dans la zone de départ. J’en profite pour aller faire quelques mètres de natation pour lancer la machine.

Ça y est, on est appelé pour le briefing et on se met en position dans l’eau. Elle est à 23°c, la combi est interdite. Je ne ressens pas de stresse particulier.

 

PAN ! le départ

J’en profite pour faire un petit coucou à la caméra sur la gauche et hop, la tête dans l’eau. Je crole comme je peux, là je remarque que la personne devant mois fait de la brasse et il va tout autant vite que moi, je décide de le copier. Le lac est très agité ce jour là et au passage de la première bouée, il y a un courant qui donne l’impression de ne plus avancer.
Hop, le passage de la deuxième bouée est fait, il me reste encore 180 mètres.
Le bord approche et à ma surprise, à la sortie de l’eau il y a encore des bonnets verts derrière moi.

Coucou au photographe et je cours « marche » direction le vélo.

Transition 1

Tout se passe assez rapidement, dans l’ordre et organisé selon les conseils du coach, je n’oublie rien et pars pour les 20 Km de vélo.
Après 2 Km, ça monte, ça monte, ça monte.
Tiens, une sonnette de vélo retenti, là je sais que Barbara arrive derrière moi (une membre de LaTRIbu), elle a pour habitude de sonner les cloches aux tortues, elle monte à ma hauteur et on échange quelques mots, on fait un check d’encouragement et hop, plus de Barbara, quelle fusée.

 

Transition 2

Je décroche les souliers du vélo pour mettre pied à terre avant la ligne.
La transition est bonne, go pour la course, 5,7KM.
La crampe menace en dessus des genoux, mais je gère par de petites marches rapides.

Dernier virage avant l’arrivée, je demande au public de me soutenir et il joue le jeu, quelle ambiance c’est ultra motivant.
Ouf, la ligne d’arrivée vient d’être passée, un petit pas chassé de côté à la Chapplin pour fêter ça.
1H51min et des brouettes.

 

Le bonheur

Je rejoins mon coach et l’équipe de LaTRIbu, l’ambiance est extraordinaire et les félicitations sont au rendez-vous.
Quelle expérience quel truc incroyable et quel défi relevé, je suis aux anges.
Prochaine étape, la bière, la copine, LaTRIbu et les amis.

 

Quoi ? Du sport ? J’en redemande !

Merci à Pascal Oberson de U-me coaching, qui a su utiliser mes qualités (il a dû bosser dur pour en trouver) qui a fait un suivi parfait et qui m’a donné des conseils inestimables grâce à l’écoute et au partage.
Merci à mon amie d’avoir fait des entrainements avec moi et de m’avoir poussé. (dans les orties. Mais non !)

Merci à toute LaTRIbu, ils m’ont motivé, soutenu, conseillé, supporté, ils ont fait des entrainements avec moi, une superbe équipe d’amis sans prise de tête et dans un esprit de plaisir avant la performance.
Merci à mon entourage et ami qui m’ont motivé, montré l’exemple, coaché et encouragé
Merci à ce sport que je viens de découvrir et que je conseille vivement à tout le monde.
Merci aux fabricants de bières.

Par Pascal Clapasson membre de LaTRIbu Valais

Pascal Oberson
Accompagnement & Coaching sportif

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